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un pourcent pour la planete

Revue de presse 2007/2008




Plantation d’arbres exotiques : des inquiétudes pour les sols


Sous les pressions exercées conjointement par l’homme et le changement climatique, les forêts tropicales disparaissent peu à peu. Si ce processus de désertification a de nombreuses répercussions sur l’écosystème environnant, l’appauvrissement des sols n’en est pas des moindres. D’après l’Isric (Centre international de référence et d’information sur le sol), en l’espace d’un demi-siècle, la déforestation et le surpâturage auraient fragilisé près de 13 millions de km2 de terres émergées, amenuisant la fertilité des sols.

Pour enrayer ce phénomène majeur, la reforestation s’est imposée comme l’une des solutions à envisager. Pour faciliter la reconstitution d’un nouvel écosystème forestier, on a sélectionné des essences d’arbres exotiques à croissance rapide, parmi lesquelles figurent l’eucalyptus, le pin exotique ou encore l’acacia australien.

Mais de récentes recherches de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) ont révélé que ce reboisement pourrait avoir l’effet inverse de celui escompté. En effet, l’institut attire l’attention sur l’ignorance qui règne encore autour de l’impact de ces essences exotiques sur la structure des sols replantés, notamment sur les champignons dits « mycorhiziens ». Clé de voûte de la fertilité des sols, ces champignons sont intrinsèquement liés à la végétation qui les recouvre. Alors que la plante assure la nutrition du champignon en lui fournissant une partie des sucres issus de la photosynthèse, le champignon pour sa part augmente la capacité d’absorption d’eau et de minéraux de la plante. Il la protège également contre les agents pathogènes s’attaquant aux racines. La plante « mycorhizée » a ainsi une croissance rapide et offre une meilleure résistance aux maladies et à la sécheresse.

Naturellement présentes dans la nature, les populations de ces champignons pourraient être perturbées par l’introduction de ces essences d’arbres à croissance rapide. Des doutes confirmés par le programme de recherche mené par l’IRD depuis 2005 sur le continent africain. En effet, l’équipe scientifique a constaté qu’au Burkina Faso l’implantation d’ E. camaldulensis, l’espèce d’eucalyptus la plus plantée dans le monde, « réduisait significativement la diversité des communautés de champignons mycorhiziens indispensables au bon fonctionnement de l’écosystème ». Le même constat est ressorti d’une plantation sénégalaise d’Acacia holoserica. Quelques mois après sa réintroduction, cette essence à croissance rapide n’avait retenu que certaines espèces de champignons mycorhiziens, altérant grandement la diversité biologique du sol.

Si ces découvertes quant à l’influence des essences d’arbres exotiques sur l’équilibre des sols sont préoccupantes, l’IRD insiste sur le fait qu’on ne peut faire de deux expérimentations marginales une règle générale. De fait, une autre plantation d’ Acacia holoserica, réalisée cette fois-ci au Burkina Faso, a permis d’augmenter la diversité microflorale du sol, démentant les deux expériences précédentes. Mais pour l’Institut, la vigilance reste de mise. Poursuivant ses recherches, il invite à considérer chaque réimplantation au cas par cas en fonction des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques du milieu d’accueil.

Cécile Cassier

Lire L'article sur univers-nature

le 27.05.2008




Détruire la nature coûte 2000 milliards d'euros par an


Selon une étude qui doit être présentée aujourd'hui lors de la neuvième conférence de l'ONU sur la biodiversité, la destruction de la nature coûte 2 000 milliards d'euros par an à la planète.

Ainsi, chaque année, la disparition d'espèces animales et végétales coûterait 6% du Produit national brut (PNB) mondial, soit 2 000 milliards d'euros, selon une étude intitulée "The Economics of Ecosystems and Biodiversity" ("L'économie des systèmes écologiques et de la biodiversité"), affirme l'hebdomadaire Der Spiegel.

Une liste rouge des espèces menacées révèle qu'un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes, sont menacés. Cette liste est régulièrement mise à jour par l'Union mondiale pour la nature (UICN).

L'homme, la prolifération d'espèces invasives, le réchauffement climatique, l'agriculture sélective en sont directement ou indirectement les causes.

Les pays membres de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (CDB) se sont engagés à ralentir de manière significative d'ici 2010 le rythme effrené de l'appauvrissement de la biodiversité, auquel on assiste actuellement.

Un autre thème abordé lors de la conférence, concernera la déforestation dans le monde. Car selon les spécialistes, la déforestation est responsable de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et "participe" à l'extinction des espéces végétales et animales ...

"chaque année, plus de dix millions d'hectares de forêts sont détruits alors que 80% de la biodiversité se trouve dans les forêts tropicales", selon le secrétaire exécutif de la CDB.


Source Enerzine le 19.05.2008



La déclaration de Manaus


En complément à notre précédent article Les peuples des forêts veulent se faire entendre dans le débat sur le climat . Vous pouvez télécharger la traduction française de La déclaration de Manaus.

Télécharger la déclaration de Manaus en pdf

le 14.05.2008



Jugement en attente pour des Indiens isolés

Au Pérou, un juge a débouté les arguments avancés par trois compagnies et le gouvernement péruvien dans une affaire impliquant un groupe d’Indiens isolés confronté à l’exploration pétrolière.

L'organisation indienne d'Amazonie péruvienne AIDESEP est à l'origine de cette action en justice qui vise à interdire aux compagnies pétrolières d'opérer dans des régions habitées par des Indiens isolés.

L’objectif de l'AIDESEP est de "protéger les droits à la vie, à la santé, à la différence, à un environnement sain, et à la propriété des territoires ancestraux des Indiens isolés de la région de Napo/Tigre – droits fondamentaux menacés par l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures dans les lots 67 et 39".

Les compagnie impliquées sont Repsol-YPF, Barrett Resources (récemment rachetée par le groupe français Perenco) et Burlington Resources. Avec le gouvernement péruvien, elles ont tenté de faire annuler la procédure judiciaire en se fondant sur plusieurs points techniques mais le juge a rejeté leurs arguments. Un jugement définitif est attendu dans les prochains jours.

Source Survival, le 22.04.2008



Le Brésil veut compenser les "services écologiques" des peuples d'Amazonie


Le gouvernement brésilien se propose de verser des compensations financières aux peuples d'Amazonie pour les "services écologiques" qu'ils rendent en participant à la protection de la plus grande forêt tropicale de la planète.

"Ce programme est une priorité du ministère de l'Environnement", a annoncé la ministre Marina Silva, pour qui "maintenir la forêt sur pied est un service écologique important rendu à la planète" puisque que la forêt capte les émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique.

Le ministère de l'Environnement peaufine actuellement un projet de loi qui définira les activités écologiquement correctes, telles que la non-utilisation de produits agro-toxiques. Ce code de bonne conduite sera financé par des fonds publics, des crédits spéciaux et par un marché qui paiera mieux les produits prenant en compte le développement durable, a expliqué à l'AFP le directeur de Déveoppement rural durable, Paulo Guilherme Cabral.

Les bénéficiaires seront notamment les petits agriculteurs, les pêcheurs et les exploitants des produits de la forêt (latex, noix du Brésil, etc).

Pour Raul do Vale, responsable de l'ONG de défense de l'environnement "Institut socio-environnemental", une compensation financière est importante car elle aide les habitants de l'Amazonie à vivre d'une exploitation écologique de la forêt.

De plus, selon lui, "cela freine les activités destructrices", comme la production de soja, l'élevage de bovins et l'extraction illégale de bois, activités plus rentables aujourd'hui qui détruisent chaque année des milliers de km2 de forêt.

"Personne n'arrivera à convaincre un pauvre qu'il ne peut abattre un arbre s'il n'obtient pas en échange le droit de travailler, de manger", a affirmé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

"Si je faisais comme les autres : déboiser, brûler la terre et employer des produits agro-toxiques, j'obtiendrai une belle production. Mais comme je respecte les arbres et que je n'utilise pas d'engrais chimiques, ma production diminue drastiquement. Cela doit être compensé pour que nous puissions subsister", a déclaré à l'AFP Angelino Moreira, petit producteur amamzonien qui a adhéré à un projet écologique pilote gouvernemental dont bénéficient 4.000 familles.

Les compensations pour préserver la forêt sont une vielle revendication des peuples indigènes et traditionnels de toute l'Amérique latine.

Réunis la semaine dernière à Manaus, la capitale de l'Amazonie brésilienne, ces peuples ont demandé que ces incitations financières soient à l'odre du jour des prochaines discussions internationales sur le climat.

"Les populations des forêts qui ne déboisent pas devraient recevoir leur part des bénéfices provenant de fonds internationaux ou des crédits carbone", ont affirmé les représentants de ces peuples.

L'Etat d'Amazonas (nord) a pris les devants et vient de mettre en place une "bourse de la forêt" et il existe d'autres exemples que les Brésiliens suivent de près comme au Costa Rica, où le gouvernement taxe la consommation d'eau et d'essence notamment.

Au cours des trois dernières années, le Brésil -- 4ème émetteur mondial de gaz à effet de serre -- a réussi à réduire de 59% ses taux de déboisement en Amazonie. Mais cette tendance s'est inversée au cours des derniers mois avec une avancée des plantations de soja et de l'élevage.

Source : AFP 07.04.2008



Les peuples des forêts veulent se faire entendre dans le débat sur le climat


Les représentants des peuples des forêts tropicales de quinze pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie étaient réunis mardi à Manaus, en Amazonie brésilienne, pour faire entendre leur voix dans les discussions sur le changement climatique au sein des Nations Unies.

"Nous allons exercer notre droit de décider de l'avenir des forêts tropicales", a déclaré mardi a l'AFP Alberto Lopes, président du Groupe de Travail de l'Amazonie (GTA).

Le GTA regroupe 620 organisations en Amazonie brésilienne, une région où 25% des forêts sont sous la protection des communautés traditionnelles et indigènes.

"Ici à Manaus, nous renforçons une alliance pour le développement durable", a ajouté Alberto Lopes.

Lors de cette rencontre qui se terminera vendredi, les responsables des communautés forestières d'Amérique latine veulent trouver un consensus sur les compensations financières qu'ils veulent obtenir, en faisant valoir qu'ils aident à protéger des millions d'hectares de forêt vierge sous les tropiques.

"Les populations des forêts qui ne déboisent pas devraient recevoir leur part des bénéfices provenant de fonds internationaux ou des crédits carbone", a estimé Manoel da Cunha, président des récolteurs de latex au Brésil.

Le marché des crédits carbone a été créé par le protocole de Kyoto qui impose aux pays développés une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% d'ici à 2012. Pour atteindre cet objectif, ils peuvent notamment investir dans des projets qui réduisent les émissions de CO2 dans les pays en développement.

Source : AFP le 1.4.2008



Planter des arbres ou… protéger la forêt


Planter des arbres pour sauver le climat est la grande mode du moment. Il n'y a qu'à voir les opérations qui pullulent ces derniers temps : «Un milliard d'arbres pour la planète» du Programme des Nations unies pour l'environnement, «Un arbre, un Parisien» de la Ville de Paris, et encore «Plantons pour la planète» d'Yves Rocher. L'idée est qu'en grandissant, un arbre capte du C02, l'un des principaux gaz à effet de serre, permettant donc d'en atténuer l'impact sur le réchauffement climatique. Ainsi les émissions de C02 émises par nos activités (industrie, transport, chauffage…) pourraient être compensées par des plantations d'arbres. Une simple règle de trois permet d'abord de se rendre compte que si l'on voulait compenser les émissions mondiales de CO2, à l'horizon 2020, il faudrait convertir presque un quart des terres émergées, aujourd'hui utilisées pour d'autres usages comme l'agriculture, en plantation d'arbres. Autant dire qu'il ne resterait pas grand-chose pour cultiver et nourrir la planète ! De plus, le bénéfice en terme de stockage de C02 d'une plantation d'arbres peut-être discutable. Par exemple, en zone tempérée, une prairie stocke environ 10 GtC/ha (giga tonne de carbone par hectare) dans la biomasse aérienne mais surtout 290 GtC/ha dans le sol soit un total d'environ 300 GtC/ha alors qu'une forêt ne stocke qu'environ 150 GtC/ha (50 GtC/ha dans la biomasse aérienne et 100 GtC/ha dans le sol).

En plantant des pins du Mexique (Pinus patula) dans les Andes, un écosystème différent de celui dont ils sont originaires, ces arbres ont appauvri et desséché le sol. Les pertes en matière organique n'ont pas pu être compensées par les aiguilles de pins car les micro-organismes capables de les dégrader n'existent pas dans ce nouvel écosystème. Au final, la quantité de carbone relâchée par le sol est supérieure à celle stockée par les arbres ! De plus, ces plantations ont créé de nombreux conflits avec les communautés locales qui se sont vues interdire l'accès à ces terres pour faire pâturer leur bétail, car là est l'autre problème que posent ces plantations : de quel droit réquisitionne-t-on la terre dans les pays du sud pour planter des arbres et absorber les émissions excessives des pays du Nord ? Plutôt que de se féliciter de cette nouvelle mode et l'encourager, ne doit-on pas plutôt considérer qu'il s'agit d'un signal d'alarme, d'une preuve que nos modes de vies nécessitent une surconsommation d'espace environnemental que nous comblons en empiétant sur celui d'autres populations ?

Toujours, en Amérique latine, chaque année une journée internationale d'arrachage d'arbres est désormais organisée pour protester contre les plantations massives d'eucalyptus. Non seulement, ces plantations privent les paysans de terres cultivables pour se nourrir, mais en plus, l'eucalyptus, qui est un arbre à croissance rapide, absorbe tellement d'eau qu'il assèche les rivières et les privent d'eau potable, d'où son surnom d'«arbre de la soif».

La décision de planter des arbres n'est que rarement prise par les populations locales, au mieux, elles sont consultées pour approbation. Rares sont les pays du sud qui ont planifié des politiques de boisement et reboisement et, pourtant, nombreux sont ceux qui voient arriver les planteurs d'arbres qui veulent sauver la planète. Par exemple, le projet «Un arbre, un Parisien», piloté par l'ONF International, prévoit la plantation d'arbres dans des communes du centre du Cameroun alors que c'est dans le nord du pays, dans la zone la plus sèche, que les besoins en plantations sont criants. Ce choix n'a pas été retenu car le stockage de carbone aurait été moindre, mais cela n'empêche pas pour autant de prétendre qu'il s'agit d'un développement qui correspond aux besoins des populations.

Si les planteurs d'arbres se sont multipliés ces derniers temps, le mouvement pourrait encore s'accélérer avec les négociations lancées à Bali sur la «déforestation évitée». Ce nouveau mécanisme a pour objectif de compenser financièrement les Etats qui s'engagent à ralentir la déforestation. L'idée est séduisante car les forêts primaires, et plus généralement les forêts naturelles, ont tendance à disparaître comme peau de chagrin alors qu'elles stockent, certes de grandes quantités de carbone, mais surtout abritent une biodiversité exceptionnelle et fournissent de nombreux services aux populations qui en dépendent (eau potable, nourriture, plantes médicinales…)

Pour la Food and Agriculture Organisation (FAO) les monocultures d'arbres à croissance rapide sont comptabilisées au même titre que des forêts primaires. Ce qui explique, par exemple, que la Chine a une surface forestière en pleine extension avec des plantations massives de peupliers transgéniques ! Comment peut-on applaudir lorsque l'Indonésie annonce, juste avant la conférence de Bali, la plantation de soixante-dix-neuf millions d'arbres de seulement deux espèces (l'eucalyptus et le teck) alors que, pendant la même journée, dans le même pays, ce sont près de 7 000 hectares de forêts naturelles, riches de plusieurs centaines de millions d'arbres, de plantes et d'animaux d'espèces différentes qui disparaissent ? Va-t-on verser un financement pour avoir ralenti la déforestation à un pays qui rase ses forêts naturelles pour y planter du palmier à huile, considéré par la FAO comme un arbre ?

Les discussions ne font que commencer mais devront aboutir rapidement pour que le mécanisme de «déforestation évitée» soit opérationnel en 2012. La fédération internationale des Amis de la Terre, qui regroupe des ONG présente dans soixante-dix pays différents, mène campagne pour que ce nouveau mécanisme ne déçoive pas les espoirs qu'il suscite et assure vraiment la protection des dernières forêts naturelles et la reconnaissance des droits des populations qui en dépendent.

Sylvain Angerand Chargé de la campagne Forêts aux Amis de la Terre.

lire le rebond sur liberation.fr

Source : liberation.fr le 25/12/2005


Débats épineux à Bali sur la "déforestation évitée"


Etre payé pour ne pas déboiser: ce concept original suscite de gros espoirs et de vives controverses à la conférence sur le climat de Bali.

Experts et délégués chargés de trouver une parade au réchauffement déplorent le même constat: le monde échoue à freiner la déforestation, responsable de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport.

Environ 13 millions d'hectares de forêts sont rasés chaque année, surtout sous les tropiques, pour vendre le bois et/ou convertir les terrains en plantations.

Les dégagements de CO2 sont causés par les incendies volontaires des zones défrichées et l'oxydation des tourbières auparavant protégées par les arbres.

L'Indonésie, qui possède les plus grandes réserves mondiales de forêts naturelles avec le Brésil et le Bassin du Congo, promeut avec d'autres pays forestiers un mécanisme pour l'heure théorique intitulé REDD, pour "Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation".

L'idée consiste à donner à un arbre un prix correspondant non pas à sa valeur une fois coupé mais au carbone qu'il stocke en restant en vie. Une tonne de carbone préservée serait récompensée par des crédits pouvant être revendus sur le marché global du carbone.

"Nous espérons que la capacité d'absorption du CO2 de la forêt obtienne une valeur et qu'elle procure ainsi un revenu suppléant à nos villageois qui verront alors la forêt non pas comme une chose à couper pour obtenir des terres, mais comme quelque chose de précieux", a expliqué Emil Salim, chef de la délégation indonésienne à Bali.

Le marché potentiel de crédits carbone émanant de la REDD atteindrait 2,3 à 23 milliards de dollars par an, selon le Centre international de recherche forestière (Cifor).

Mais la proposition suscite du scepticisme. "Le risque est réel qu'un tel mécanisme soit fortement générateur de réductions fictives d'émissions", concluent dans une étude Alain Karsenty et Romain Pirard, deux économistes spécialistes des forêts.

Comment calculer une baisse du taux de déforestation?, s'interrogent-ils. Extrapoler à partir de tendances "historiques"? Se baser sur un scénario de référence prédictif? Quelle que soit la méthode, il reste des "incertitudes sur les estimations des réductions d'émission".

D'autres experts évoquent des risques de triche, par exemple en touchant de l'argent pour une zone non coupée tout en défrichant ailleurs, ou bien en brûlant une parcelle une fois l'argent versé.

Frances Seymour, directrice du Cifor, rappelle que "dans beaucoup de forêts du monde", les titres de propriété "ne sont pas clairs".

"Lancer des dispositifs de paiement trop rapidement en l'absence d'accord sur à qui appartient la forêt pourrait avoir pour conséquence non souhaitée que des populations parmi les plus pauvres du monde soient écartées par des acteurs puissants cherchant à recevoir ces paiements", souligne-t-elle.

Des représentants de "peuples autochtones" rejettent catégoriquement le concept "mercantile" de la REDD.

"On ignore totalement les peuples qui dépendent de ces forêts. Où sont leurs droits? C'est seulement le marché et l'argent. C'est entre des Etats et le secteur privé", a affirmé à l'AFP Adrien Sinafasi Makelo, de l'association Dignité Pygmée (DIPY).

Selon Miguel Lovera, président de l'ONG Global forest coalition, la forêt ne devrait pas rentrer dans le marché du carbone. "C'est un mécanisme qui s'inspire d'un commerce entre des associés. Le climat n'a rien à y gagner", a-t-il dit à l'AFP.

Récompenser la "déforestation évitée" revient pour lui à "prendre un otage et dire si vous me payez je ne le tue pas".

Le patron de la Convention climat de l'ONU, Yvo de Boer, a indiqué samedi espérer que la conférence de Bali permettrait de lancer des projets pilote sur la déforestation. Des travaux méthodologiques sont nécessaires pour mieux comprendre comment mesurer les émissions évitées, a-t-il ajouté.

Source : AFP 08/12/2007



WWF : le changement climatique accélère la destruction de l'Amazonie


D'après un rapport du WWF publié le 6 décembre, le changement climatique et la déforestation accélère la destruction de l'Amazonie. Selon le WWF, l'exploitation du bois, le développement du bétail et l'aggravation de la sécheresse devraient progresser dans les prochaines années et détruire 55% de la forêt Amazonienne d'ici 2030. En cas de diminution de 10% des précipitations dans la forêt amazonienne, 4% de forêts supplémentaires pourraient être détruites, a précisé l'organisation environnementale.



La déforestation de la forêt amazonienne pourrait relâcher entre 55,5 milliards et 96,9 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère d'ici 2030, soit l'équivalent de deux années d'émission de CO2 dans le monde, a -t-elle ajouté. L'importance de la forêt amazonienne sur le climat de la planète ne peut être minimisée , a souligné Daniel Nepstad, auteur du rapport dans un communiqué Elle est non seulement essentielle pour le rafraîchissement des températures mondiales, mais également une source importante d'eau douce qui peut être suffisante pour influencer certains des grands courants océaniques et constitue une réserve massive de carbone, a expliqué M. Nepstad.

Télécharger le rapport en anglais

Source : Actu Environnement 07/12/2007



Amazonie : un lugubre avenir


Sur l'interessant blog amazonie du Courrier International :

Un scientifique estime que de continuer la déforestation dans le "poumon de la planète", la région va devenir un contaminant. A Bariloche (Argentine), une rencontre latino-américaine a traité du futur des parcs nationaux et des réserves biologiques. Le processus croissant de déforestation de la région d'Amazonie devrait provoquer une double émission de dioxyde de carbone. Cet avertissement a été lancé par Tomothy Killeen, spécialiste de l'association de Conservation Internationale et auteur du livre "Une tourmente parfaite en Amazonie", et qui a participé au congrès.

Lire l'article complet




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